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Juste: La révolution textile

Depuis que je m’intéresse à la mode éthique, je découvre que beaucoup de marques dans le monde proposent des vêtements et accessoires à la hauteur de mes attentes. C'est-à-dire fabriqués à partir de fibres végétales, parce que tous les dérivés du pétrole ne correspondent pas à mon mode de vie zéro déchet et surtout parce qu'elles sont véganes. Mais j'affectionne d'autant plus celles qui font preuve de plus de transparence et qui se soucient de la juste rémunération de leurs employés. La marque La révolution textile rassemble tous ces critères et en plus de ça elle utilise un végétal on ne peut plus local: le lin. Zoom sur cette marque française.


Myriam est la fondatrice de la marque La révolution textile. Aussi loin que remontent ses souvenirs, elle a toujours voulu travailler dans le monde de la mode féminine. Elle a étudié le japonais ce qui lui a permis entre autre de travailler en tant que chef de projet culturel à l'institut franco-japonais mais elle a finalement décidé de reprendre ses études de mode et le processus était enclenché pour la suite. Mais Myriam n'est pas qu'une créatrice comme on en croise des centaines, elle a de vraies valeurs. De ces valeurs est donc née la Révolution textile. Une marque "écolo, locale, juste et 100% transparente".

Tout commence par le choix de la fibre. Le lin. Cette plante herbacée est la seule originaire d'Europe de l'Ouest. Son atout c'est l'absence de besoin en irrigation, en effet elle pousse toute seule avec l'eau de pluie et en plus elle ne demande quasiment pas de traitements chimiques (engrais et produits phytosanitaires). Du champ au vêtement en passant par le tricotage et la teinture, la marque détaille toutes les étapes sur son site.


Une fois le produit fini, on a un vêtement doux et confortable à porter. Le lin a le mérite d'être hypoallergénique et antibactérien. J'ai porté mon haut 3 journées d'affilé sans le laver et il ne sentait quasiment pas la transpiration contrairement aux mêmes hauts fabriqués par les grandes marques de la fast fashion à partir de dérivés du pétrole qui pour ma part gardent les odeurs de transpiration même lorsqu'ils sont propres... Les modèles sont basiques et donc intemporels ce qui permet de ne pas s'en lasser trop vite. Car le plus gros problème de la mode de nos jours c'est la présence de dizaines de collections par saison alors qu'avant il n'y en avait que 4 par année.

Dans un souci de transparence, la marque détaille le coût de fabrication sur son site. Les productions se font en France et au Portugal car la délocalisation à la recherche du coût de production le plus bas ne fait pas partie de leur philosophie de vie. Chaque personne employée par la marque est donc rémunérée dignement. Et pas de soldes pratiqués car les prix sont fixés au minimum possible tout au long de l'année pour justement permettre au plus grand nombre d’acquérir leurs pièces sans y laisser un rein!


Ma première pièce en lin certifié Oekotex n'était pas un vêtement mais des draps offerts par ma maman à Noël l'année dernière, j'avais été surprise par tant de douceur, de chaleur les nuits froides et de fraîcheur les nuit d'été. Le fait de poursuivre avec un vêtement comme le joli pull rouge bordeaux "Ella" n'a fait que confirmer mon attachement pour cette matière et je pense que ma garde-robe va à l'avenir se garnir de plus en plus de lin.


Dômo arigato gozaimashita*, Myriam. 
Merci de partager avec nous ta passion pour la mode éthique 
et de m'avoir fait confiance tout au long de nos échanges!


*merci beaucoup en japonais

Commentaires

  1. Je suis aussi en pleine réflexion quand au contenu de ma garde robe : je couds depuis plusieurs années mais ces derniers temps, j'ai envie de savoir d'où viennent les fibres et comment elles sont traitées pour être teintes ensuite.
    Depuis cet été, j'ai commencé à teindre moi-même mes tissus (du coton bio pour le moment. Il n'est pas très local, mais je préfère utiliser un textile pas trop onéreux pour me faire la main)en utilisant les plantes tinctoriales. C'est amusant et en plus le vêtement est plus durable car tout son processus de fabrication me prend un temps fou. Du coup, j'ai envie de faire des pièces que je suis sure de porter beaucoup et longtemps!

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    1. Je couds aussi passablement, j'achète d'anciens draps en lin, les teints et les façonne. Ainsi je valorise des pièces de linge et leur redonne une seconde vie et sans trop me ruiner, car si par le passé ces draps valaient une fortune, leur prix a beaucoup baissé. Le seul bémol, c'est qu'il arrive parfois que la teinture prenne mal (pièces lavée avec de la javel).

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    2. C'est vraiment une super idée ça la récup de draps en lin! En plus quand ils sont en bon état, on sait que c'est de la bonne qualité du coup!

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  2. J'ai aussi découvert cette marque
    C'est important de favoriser des marques responsables
    Mais aussi d'acheter moins
    Et évidemment mieux !
    www.mademoisellevi.com

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    1. Merci :) je viens de faire un petit tour sur ton blog, il est vraiment chouet, je le mets de côté pour y retourner!

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